« Joie et Lumière » : une exposition d’icônоgraphes orthodoxes bulgares

À la veille de la Nativité du Christ, la paroisse orthodoxe bulgare Saint-Patriarche-Euthyme-de-Tarnovo à Paris, en collaboration avec l’Institut culturel bulgare, présente :

 « Joie et Lumière »

une exposition d’icônes et de sculptures sur bois, œuvres de jeunes artistes de Bulgarie, élèves du département « Arts ecclésiastiques », auprès de l’Université de Veliko Tarnovo Saints-Cyrille-et- Méthode.

Au cours de l’évènement, axé sur l’une des plus lumineuses fêtes chrétiennes, participent notamment les auteurs suivants : Hristo Peev, Iva Donkova, père Dobromir Dimitrov, Gergana Petkova, Konstantina Konstantinova, Dimitriy Bobev, Yordan Yordanov, Ivaylo Tsvetkov, Elena Karageorgieva, Zornitsa Ivanova, Marian Kostadinov, Desislava Getova, Yordanka Karalamova, Tsvetelina Maximova.

L’image du Christ, venu du ciel par La Nativité, marque le début de l’iconographie chrétienne et une nouvelle ère dans les relations humaines. L’apparition du Nouveau-Né, pour notre salut, illumine le monde avec la joie de la lumière de la connaissance, afin d’apporter la paix sur la terre et la bienveillance parmi les hommes.

Le fil conducteur de l’exposition part de l’Incarnation et la naissance du Christ pour atteindre son accomplissement en la Résurrection.

Le vernissage aura lieu le mardi 4 décembre 2018 à 18h30 à l’Institut culturel bulgare – 28 rue de Boétie, 75008 Paris, avec la participation du chœur Saint-Siméon, dirigé par Nana Peradze.

L’exposition est réalisée avec la bénédiction de Son Éminence Mgr Antonii, métropolite d’Europe occidentale et centrale, qui prendra part au vernissage.

Soyez les bienvenus !

25e pique-nique traditionnel pour la fête des saints Cyrille et Méthode

Auteur : Galina Kaneva
Photos : Ivaylo Ganchev
Chers compatriotes,
Le 20 Mai 2018 à Morainvillers a eu lieu le 25e pique-nique organisé par la Paroisse orthodoxe bulgare Saint-Patriarche-Euthyme-de-Tarnovo à Paris et l’ensemble “Zora”, sous l’égide de l’Ambassade de Bulgarie en France, l’Institut culturel bulgare à Paris, ainsi qu’avec la participation des écoles bulgares de la capitale française.
L’événement dédié à la fête de l’écriture et de la culture bulgares et à  la mémoire des Saints frères Cyrille et Méthode, a été précédé par la divine liturgie de saint Jean Chrysostome célébrée dans notre paroisse très tôt dimanche matin. La liturgie était conduite par l’archimandrite Émilien Bocanovski dont la bénédiction et la prière nous ont accompagnées tout au long de la journée festive.
A Morainvilliers l’Ambassadeur de la République de Bulgarie en France, Monsieur Anguel Tcholakov sous l’égide duquel l’événement s’est déroulé, a inauguré la fête par son discours, soulignant l’importance particulière de la collaboration entre l’État et l’Église, œuvrant main dans la main “en union sacrée” non seulement dans notre pays natal mais aussi à l’étranger. En outre, l’Ambassadeur a exprimé sa gratitude à l’égard de  Mme Elena Gorgatcheva, qui organisait ce pique-nique durant de longues années avant de léguer cette mission à la paroisse orthodoxe bulgare à Paris en 2014.
Le père Ivan Karageorgiev a rappelé dans son homélie à l’issue de la prière traditionnelle que les Saints frères ont créé notre alphabet pour nous transmettre l’esprit et la foi chrétiens. Les derniers ont préservé notre peuple à travers les siècles. La mission de leurs élèves, fondateurs des écoles d’écriture de Preslav et d’Ohrid qui sont restées dans notre histoire comme le siècle d’or de l’écriture et culture bulgares, a été possible grâce au soutien du saint roi Boris qui a baptisé son peuple. Le père Ivan a remercié l’Ambassadeur Monsieur Tcholakov pour la bonne et fructueuse coopération entre les deux institutions tout au long de son mandat.
Des remerciements ont été exprimés aussi envers Madame Fabienne Deveze, Maire de Morainvilliers, qui a personnellement assisté à la fête. Morainvilliers est une ville, situé à 40 kilomètres au nord ouest de la capitale française, où pour la 25e année consécutive a eu lieu notre pique-nique.
Notre présentatrice, l’actrice Anna Tantcheva a coordonné la participation au programme des écoles bulgares parisiennes et le spectacle de musique et de danses folkloriques bulgares de l’ensemble “Zora” et nos amis français de l’ensemble “Balkansamble” qui ont rassemblé tout le monde dans des “horo” typiques le long de la pelouse.
Une association locale de personnes handicapées a été également présente à la fête.
Cette année encore les enfants ont pu participer au jeu organisé spécialement pour eux. En récompense pour leurs efforts de répondre aux questions sur
les travaux des Saints frères, de résoudre les mots croisés et constituer le livret de Pâques de “Dveri” les enfants ont reçu de diverses gourmandises et surprises.
Le loto apprécié de tous, et son grand prix traditionnel, un vélo, ont passionné les participants et ont donné une possibilité d’expression supplémentaire aux plus jeunes.
Nous remercions de tout cœur tous ceux qui, avec leur participation dans cet événement, ont contribué à continuer la tradition de cette fête, laquelle durant une journée, nous permet de retrouver de nouveaux compatriotes! Soyez les bienvenue à nouveau le 26 mai 2019!
Retrouver d’autres photos de la journée dans notre gallérie.

25e pique-nique traditionnel pour la fête des saints Cyril et Méthode

Chanter la Lumière

 

Auteur : Galina Kaneva

Le 10 mars 2018 notre chœur paroissial a participé au 10e concert interecclésial organisé par l’association Enjeux de l’Etude du Christianisme des Origines (EECho). L’événement a eu lieu dans l’église St-Eugène Ste-Cécile à Paris, et a réuni les participants autour du thème “Jésus Christ – Lumière de l’Orient et de l’Occident”. Les chanteurs de dix communautés chrétiennes de la région parisienne ont présenté de magnifiques chants issus de leur patrimoine musical et spirituel, constitué et préservé durant les siècles. Parmi les participants, on peut citer le chœur de la cathédrale roumaine Saints-Archanges, celui-ci de l’église arménienne à Chaville, les communautés Copte, Chaldéenne, Maronite, Mélkite,  ainsi que les chœurs français de chant grégorien. Dans cette grande diversité les chanteurs ont psalmodié ensemble la Sainte Trinité, le Christ, la Mère de Dieu, la paix, la lumière divine, le pardon, l’eucharistie, la fraternité, la miséricorde. Le groupe bulgare a choisi  pour son programme la Grande Doxologie, (en mode 1), Lumière joyeuse et Notre Père (mode 5).

C’est la quatrième participation de notre communauté aux concerts annuels de cette association dont nous avons pris part plusieurs fois aux différentes manifestations. l’EECho dédie ses activités à l’étude du christianisme des origines, fait revivre la tradition orale de la transmission des évangiles, oeuvre pour le dialogue entre chrétiens et surtout pour le soutien aux communautés chrétiennes persécutées du Proche Orient auxquels le concert a été consacré.

Nous remercions à nos chanteurs pour tous les efforts et sacrifices personnels qui ont rendu possible, sous la conduite de Mme Julia Taleva, notre participation à cette rencontre spirituelle et musicale.

le chœur de la communauté arménienne
le chœur de la communauté chaldéenne

Fête paroissiale : invitation

Chers amis,

Le dimanche 21 janvier 2018, nous célébrerons la fête de notre protecteur céleste, le patriarche Euthyme de TarnovoÀ l’issue de la divine liturgie, Monsieur Dan Ioan Muresan, maître de conférences de l’Université de Rouen en Histoire médiévale, donnera une conférence en français sous l’intitulé “Saint Euthyme de Tarnovo dans l’histoire culturelle du Sud-Est européen”, accompagnée d’une présentation PowerPoint.  Auteur et co-auteur de plusieurs études sur l’histoire de Byzance et l’Europe du Sud-Est, il met un accent particulier dans ses travaux de recherche sur le Patriarcat œcuménique et le monde orthodoxe des Balkans.

Début de la divine liturgie 10h30.


Soyez les bienvenus !

 

Joyeux Noël et Bonne année !

Pèlerinage auprès du voile de la Mère de Dieu

Auteur : Galina Kaneva

Photos : Ivaylo Ganchev

Le 14 octobre 2017, la Paroisse orthodoxe bulgare Saint-Patriarche-Euthyme-de-Tarnovo de Paris, a participé une nouvelle fois, avec la bénédiction de Son Éminence Monseigneur Antonii, Métropolite des églises bulgares en Europe occidentale et centrale, au pèlerinage à Chartres, organisé par le Centre russe de pèlerinage du diocèse de Chersonèse à Paris. Située à 80 km au Sud-est de Paris, la ville de Chartres a été choisie comme destination du pèlerinage, puisque dans sa cathédrale est conservé le voile de la Mère de Dieu: habit typique de la communauté juive, similaire à une écharpe, ayant des dimensions inhabituelles – longueur 5 mètres et largeur un demi mètre – lequel, d’après la tradition ecclésiastique et selon des sources historiques, a été porté par la Sainte Vierge. « L’homélie pour le transfert du voile à Valherne » de Théodore Sinkel est désigné comme première source écrite au sujet de la relique, ayant donné naissance à une fête : celle de la Protection de la Sainte Vierge. Née au 10e siècle, la solennité est liée à la vision de saint André le Fol-en-Christ  et son disciple Epiphane, de la sainte Vierge intercédant pour les habitants de Constantinople et les couvrant de son voile en signe de protection contre l’invasion des sarrasins.

Le programme du pèlerinage a commencé par la célébration de la divine liturgie en slavon, bulgare et français dans la crypte de la cathédrale qui abrite une petite partie du voile. À la célébration, guidée  par les pères Nikolay Nikishin et Ivan Karageorgiev ont assisté de nombreux fidèles, dont 16 paroissiens bulgares.

 

À l’issue de la liturgie, une acathiste à la Vierge a été récitée dans la majestueuse cathédrale devant le reliquaire qui garde la plus grande partie du saint habit. Dans sa prédication avant l’office d’intercession, le père Ivan Karageorgiev a rappelé aux croyants qu’après l’incarnation de Jésus-Christ et Sa Résurrection, la matière n’est pas étanche à l’esprit. Donnant des exemples à partir du cycle liturgique de l’Église orthodoxe tels que la sanctification de la matière par l’eau bénite, transmettant les dons bienfaisants de l’Esprit Saint, il a souligné l’importance des saintes reliques qu’ont touché le Sauveur et la personne la plus proche de lui – la Mère de Dieu, prête à recevoir et consoler sous son voile tous ses enfants adoptifs, par la force de leur foi en Christ.  Après la prière, le père Nikolay Nikishin a rappelé l’histoire du transfert du voile de la Sainte Vierge à Chartres. La relique a été offerte au roi Charlemagne par l’impératrice Irina de Constantinople et en 876 a été donnée à la cathédrale de Chartres par le petit fils de Charlemagne, Charles le Chauve. Il a par ailleurs souligné que la Très Sainte Mère de Dieu non seulement contribuait, à travers son voile,  à la résolution des épreuves de la vie personnelle, mais aussi intervenait dans des crises au niveau de l’État, comme par exemple la repoussée des Vikings au 10e siècle.

La fête, devenue tradition, contribuant à trouver de nouveaux amis en Christ et à renforcer les liens fraternels entre les communautés bulgare et russe orthodoxes à Paris, s’est terminée avec des agapes auxquelles participaient tous les pèlerins et un temps libre, propice aux visites de la ville.

(Български) Евтимиев енорийски лист

 

 

24e pique-nique traditionnel pour la fête des saints Cyrille et Méthode

Auteur : Galina Kaneva

Photos: Nikolay Vukov

La paroisse orthodoxe bulgare Saint-Patriarche-Euthyme-de-Tarnovo s’est retrouvée de nouveau au cœur de l’organisation du pique-nique traditionnel à Morainvilliers le 28 mai 2017. Conjointement avec l’Ambassade de Bulgarie en France, notre Institut culturel à Paris, ainsi qu’avec les écoles bulgares parisiennes, nous avons fêté pour la 24e fois consécutive, en choisissant un dimanche proche du 24 mai (le jour de la culture et de l’écriture bulgares), la mémoire et l’œuvre des saints frères Cyrille et Méthode.

La fête précédée par la divine liturgie de saint Jean Chrysostome dans notre paroisse très tôt dimanche matin s’est déroulée pour la troisième fois consécutive sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur Anguel Tcholakov, Ambassadeur de Bulgarie en France.

Madame Démetra Duleva, attaché culturel auprès de l’Ambassade et représentante de Monsieur l’Ambassadeur pour l’occasion, a ouvert la célébration avec un discourt de bienvenue chaleureux, en soulignant que très peu de peuples peuvent se féliciter avec un tel jour de leur histoire, réunissant la culture, l’écriture et l’esprit de leur nation, un jour qui précisément à ce titre est important non seulement pour la Bulgarie, mais aussi pour l’héritage culturel de toute l’Europe.


Le père Ivan Karageorgiev a rappelé dans son homélie à l’issue de la prière que les saints frères et leurs élèves ont créé l’alphabet dans l’objectif de nous instruire dans la foi chrétienne orthodoxe, grâce à laquelle notre peuple a réussi de traverser même les moments les plus sombres de son histoire et de rester fidèle à Dieu et à soi même; une foi qu’il faut garder et transmettre à nos enfants, car c’est elle, qui nous a préservées.


Au cours de la journée, des activités culturelles variées, telles que les présentations des élèves des écoles bulgares à Paris ou encore le spectacle de danse et de musique des ensembles « Zora » et une partie de « Balkansembl », ont réuni les amateurs de danses folkloriques bulgares.

Un jeu organisé pour les enfants a réjoui les plus jeunes membres de la communauté bulgare tout en permettant aux familles de profiter pleinement du soleil et de la verdure, alors que le loto traditionnel a passionné les participants.

Au menu étaient  les spécialistes culinaires du magasin bulgare le plus récent de la capitale française “Pissanov” qui ouvrira ses portes prochainement, ainsi que la  traditionnelle banitsa.

La fête des saints frères Cyrille et Méthode à Moranvilliers est le deuxième événement, après la fête nationale, rassemblant le plus grand nombre de bulgares de Paris et ses alentours. Cette année beaucoup de nouveaux participants ont rejoint les habitués fidèles au rendez-vous annuel.

Le 20 mai 2018, si Dieu le veut, aura lieu une édition spéciale du pique-nique afin d’honorer son 25e anniversaire. Soyez les bienvenus !

IMAGE, ICÔNE, ICONOGRAPHIE

La Paroisse orthodoxe bulgare de Paris Saint-Patriarche-Euthyme-de-Tarnovo,

L’Institut culturel bulgare de Paris

Avec la bénédiction de Son Éminence Monseigneur Antonii,

Métropolite des églises bulgares en Europe occidentale et centrale

Sous le Haut Patronage de S.E.M. Anguel Tcholakov, ambassadeur de la République de Bulgarie en France

Présentent l’exposition

IMAGE, ICÔNE, ICONOGRAPHIE

À l’occasion du 25e anniversaire de la création de la chaire « Arts ecclésiastiques »

Auprès de la Faculté de théologie de l’Université de Veliko Tarnovo

Saints-Cyrille-et-Méthode

Vernissage le 6 avril 2017 à 18h30. Avec la participation de la chorale de l’église Saint-Patriarche-Euthyme-de-Tarnovo à Paris.

L’exposition, qui comprendra les œuvres (icônes, sculptures en bois, reproductions de fresques et de mosaïques) de plus de 40 iconographes se tiendra du 06 avril au 18 mai 2017 à l’Institut culturel bulgare, (28 rue la Boétie, 75008 Paris).

Dans le cadre de l’exposition le 21 avril 2017 à 18h30 Hélène Bléré présentera son livre Le langage de l’icône. Lumière joyeuse, ainsi que ses derniers travaux iconographiques : les fresques de la chapelle du monastère de la Transfiguration (métochion du Simonos Pétra) situé en Dordogne.

Unique en son genre, la chaire d’« Arts ecclésiastiques » a été fondée en 1992, à la Faculté de théologie orthodoxe de l’Université de Veliko Tarnovo Saints-Cyrille-et-Méthode sous le nom d’« Iconographie ».

Créée pour répondre aux besoins de l’Église orthodoxe quant à la formation d’iconographes, spécialisés aussi bien dans l’écriture de l’icône que dans la réalisation de fresques et de sculpteurs sur bois, elle fait face, avec succès, à ce défi exigeant.

Sa mission première – à savoir, faire revivre et préserver les traditions orthodoxes iconographiques – se transforme, par un élan fructueux, en une reviviscence de l’art liturgique orthodoxe contemporain.

Cette ferveur, suivie aussi bien par les enseignants que par les élèves, résulte de la richesse de l’art chrétien, de sa profondeur, de son essence.

Le désir d’établir des contacts fructueux et durables avec des chaires homologues à l’étranger a conduit, au fil des années, à de nombreuses manifestations communes : expositions, colloques, conférences qui deviennent des fêtes de l’icône et de la spiritualité orthodoxe.

La chaire « Arts ecclésiastiques » a formé environ 400 iconographes-peintres, qui conçoivent et réalisent avec succès des icônes, des fresques, des mosaïques, des sculptures sur bois pour des dizaines d’églises en Bulgarie comme à l’étranger tout en participant à divers forums, expositions et en donnant naissance à des groupes créatifs et des ateliers.

Leurs œuvres sont la conception et la création de plusieurs projets englobant l’ensemble de l’ornement artistique et spirituel d’une église. Les connaissances qu’ils acquièrent leur permettent d’intégrer un large éventail d’institutions culturelles et publiques telles que galeries, musées, écoles et bien d’autres encore. Certains d’entre eux se destinent à la recherche dans le domaine de la théorie de l’art et de la science des images, l’iconologie.

L’art, l’écriture et la culture de la Bulgarie ont douze siècles d’histoire inextricablement liée au christianisme. La chaire « Arts ecclésiastiques » est l’une des rarissimes instances destinées à la préservation et au développement du patrimoine culturel de l’Europe de l’Est à travers sa compréhension et son interprétation dans le monde d’aujourd’hui.

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L’icône n’est ni une invention humaine ni une simple création artistique. L’icône incarne la tradition de l’Église. En effet, suivant le septième concile œcuménique, le Christ est non seulement la véritable icône du Père, mais également le prototype de toutes les autres icônes, préservées et véhiculées par et dans la tradition ecclésiale.

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L’iconographe, qui a pour vocation de présenter l’icône d’une manière appropriée, accomplit une œuvre fondamentale, car il est « la main » de l’Église, qui exprime sa vie et son expérience. Par voie de conséquence, il est appelé à vivre en l’Église tout en marchant sur le chemin de la sainteté. C’est seulement ainsi qu’il sera à même d’exprimer le monde des icônes, qui renvoie à l’état de la sainteté et à la réalité transfigurée en Christ.