« L’icône, tradition et modernité »

La Paroisse orthodoxe bulgare Saint-Patriarche-Euthyme-de-Tarnovo à Paris, – en collaboration avec l’Institut culturel bulgare, sous le haut patronage de Son Excellence M. Angel Tcholakov, ambassadeur de la République de Bulgarie en France et Monaco, et avec la bénédiction de Son Éminence Mgr  Antonii, métropolite orthodoxe bulgare d’Europe occidentale et centrale -,  présente pour la dixième année consécutive une exposition d’icônes orthodoxes contemporaines.

Cet événement célèbre dix ans de coopération fructueuse avec l’unique chaire d’ « Arts ecclésiastiques » de Bulgarie, celle de l’université de Veliko Turnovo « Saints Cyrille et Méthode », avec laquelle les participants sont liés d’une manière ou d’une autre.

L’exposition, marquant le jubilé, comprendra des icônes, des photographies, des fresques et des sculptures en miniature, des dessins, des compositions en plastique sur des thèmes chrétiens et des sculptures en bois de professeurs d’arts ecclésiastiques et de leurs élèves de Bulgarie et de Roumanie, ainsi qu’une partie des œuvres primées de la sixième exposition biennale internationale des arts ecclésiastiques qui se tient actuellement à Veliko Tarnovo. 

Le vernissage aura lieu à 18 heures, le 21 novembre 2019, jour de la famille chrétienne, lorsque l’Église orthodoxe célèbre l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu, à l’Institut culturel bulgare (28 rue de la Boétie 75008) et sera suivi de deux conférences.

Miglena Pashkova, Maître de conférence HDR

Le professeur Miglena Pashkova, Maître de conférence habilité à diriger des recherches (HDR) – référence dans le domaine de l’iconographie et de la restauration en Bulgarie – présentera un film sur les œuvres découvertes par une équipe dirigée par elle : des peintures murales médiévales de XIe et XIIe siècles dans l’église Saint-Archange-Michael de la ville de Rila.

Des fresques de l’église Saint-Archange-Michael de la ville de Rila

Fermée aux visites durant 15 ans en attendant les travaux de restauration, c’est seulement en 2018 qu’une partie de la restauration a été mise en œuvre, permettant ainsi de découvrir des peintures murales jusqu’alors inconnues des XIe-XIIe siècles, ainsi qu’une deuxième couche pittoresque datant de la période de la Renaissance en Bulgarie.

Mihai Coman, Maître de conférence HDR

Le professeur Mihai Coman, Maître de conférence HDR, présentera le thème : « Les peintures murales d’églises contemporaines en technique de fresque en Roumanie – un patrimoine culturel de l’antiquité préservé à ce jour ». Une histoire passionnante sur la tradition vivante de l’art orthodoxe – conservée à ce jour dans les églises orthodoxes en Roumanie par l’un des représentants les plus vertueux de la nouvelle génération d’iconographes roumains. Cette technique ancienne (de l’italien « a fresco » ou « dans le frais » ) nécessite l’extraordinaire maîtrise des iconographes qui peignent des fresques murales sur des murs fraîchement enduits en vue de leur conservation à long terme.

Les participants nous aideront, au début de l’Avent, à orienter nos pensées et nos pas vers le miracle de l’Incarnation de Dieu, qui représente la porte d’entrée de l’iconographie dans l’histoire.

Est-il possible que l’Invisible devienne visible et que le Roi de tous naisse, non pas dans un palais somptueux avec d’innombrables lumières, mais dans une grotte sombre et froide ? 

Est-il possible que ce même Roi immortel et tout-puissant meure sur la croix pour nous sauver ? 

L’Église répond affirmativement et exprime l’indescriptible grâce à ces théologiens et iconographes qui reflètent leur rencontre avec l’Éternité au cours de leur vie, et à leur époque.

 C’est pourquoi nous avons appelé l’exposition « L’icône, tradition et modernité ». Habituellement, nous pensons que la tradition n’a aucun lien avec l’époque dans laquelle nous vivons et réciproquement. 

Cependant, en réalité, les deux sont indissociables car la tradition se transmet de génération en génération en utilisant les éléments du langage de son temps, en phase avec l’Éternité, là où il n’y a ni passé, ni futur, mais la joie intarissable du présent. Là où la lumière luit, transformant les ténèbres de la grotte de Bethléem et devenant la base de l’icône orthodoxe dans un sens aussi bien figuré que littéral. 

Cette Lumière brise les ténèbres des siècles et nous sauve de la linéarité du temps, à travers ceux qui l’ont sentie.

L’incarnant dans leurs œuvres, ils ont aidé les autres à la toucher et même à la trouver en eux-mêmes. 

La perspective inversée, utilisée dans l’iconographie,  montre non seulement que le point où toutes les lignes se rejoignent ne se trouve pas derrière le plan de l’image, mais bien en face, en nous, mais surtout que cette Éternité dont elle témoigne se retrouve également dans « la beauté de l’être intérieur » (1 Pr 3,4).

Ainsi, l’icône peut nous aider à voir non seulement la Lumière qui émane d’elle, mais aussi celle qui brille en nous, les êtres créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. 

Nous vous proposons de la voir dans l’exposition présente à travers les yeux des intervenants : Miglena Prashkova, Maître de conférence HDR, Simeon Zahariev, professeur des universités, Mihai Koman, Maître de conférence HDR  Vanya Sapundzhieva, Maître de conférence HDR, Marieta Konova, Maître de conférence HDR, Mario Konov, Tsvetelina Maksimova, Desislava Getova, Zornitza Ivanova, Elena Karageorgieva, Lilya Nikolova, Yordan Yordanov et Ivaylo Tsvetkov.

Et enfin le miniaturiste hors pair, feu Kiril Tomanov. Né en 1961 dans la ville de Svishtov, c’est en 1981 que Kiril Tomanov termine l’École d’arts appliqués de Tryavna. Membre de l’Association des iconographes bulgares depuis sa fondation, il a été récompensé par la Société royale des miniaturistes de Londres.

Nous aurions souhaité exprimer ici toute notre gratitude à l’égard de ses proches qui ont rendu cette participation possible, tel un signe attestant que la rencontre avec l’Éternité survit à la mort.

Lors du vernissage, notre chorale paroissiale nous aidera à fixer notre regard sur cette beauté invisible et incarnée dans les couleurs de l’icône orthodoxe.

L’exposition, qui comprendra également des dessins à thématique religieuse des élèves du professeur Mihai Coman, se poursuivra jusqu’au 30 décembre 2019.

 

Soyez les bienvenus!

Voici quelques éléments biographiques des intervenants.

Kiril Tomanov

Kiril Tomanov

Kiril Tomanov est né le 30 septembre 1961 dans la ville de Svishtov. 

Il  termine ses études à l’école secondaire d’arts appliqués de Tryavna et, quelques années plus tard, ​commence à travailler comme sculpteur sur bois au complexe architectural et ethnographique « Samovodska Charshia » à Veliko Turnovo.

Ses premières œuvres dans le domaine de la sculpture miniature, entièrement réalisées en buis, sont destinées aux ustensiles d’église. 

Plus tard, ses tentatives de sculpture sur os commencent, inspirées par les icônes médiévales byzantines.

Par la suite, des garnitures en argent décorées de filigrane, de granulation et, dans certains cas, de pierres semi-précieuses sont ajoutées à cette base. 

Au cours des dernières années de sa vie, Kiril Tomanov se tourne vers la fabrication de médaillons miniatures de saints en os et en argent, dont beaucoup sont aujourd’hui la propriété de connaisseurs spécialistes du monde entier.

Kiril Tomanov décède le 21 septembre 2019, neuf jours avant son 58e anniversaire, après une longue et difficile lutte contre le cancer.

Miglena Pashkova

Miglena Pashkova 

Le professeur Miglena Pashkova est diplômée de l’Académie nationale des arts de Sofia, spécialisée en conservation et restauration (1991).

Elle obtient son doctorat à l’Université de Veliko Turnovo (2016).

Elle est professeur, Maître de conférence HDR, auprès  de la chair « Arts ecclésiastiques » de la Faculté de théologie orthodoxe de l’Université de Veliko Turnovo. 

Elle travaille comme restauratrice, conçoit et écrit des icônes ainsi que des fresques murales pour des églises. Elle ​participe à de nombreuses expositions et forums, ainsi qu’aux expositions de restaurateurs bulgares. Elle publie des articles dans les domaines de la restauration, de l’iconographie, ainsi que dans celui de la technique et la technologie de la peinture ecclésiale. 

Elle est membre de l’Association des restaurateurs en Bulgarie, du Comité national bulgare de l’ICOMOS et de l’Association des peintres bulgares, section « Restauration ».

Simeon Zahariev

Simeon Zahariev

Simeon Zahariev, professeur des universités, est diplômé de l’Académie nationale des arts de Sofia, spécialisé en « sculpture sur bois » (1986). 

Il est titulaire d’un doctorat de l’Université de Veliko Turnovo (2018).

Simeon Zahariev est également professeur de sculpture sur plastique et sur bois au département des « Arts ecclésiastiques » de la Faculté de théologie orthodoxe de l’université Veliko Turnovo. 

Il conçoit et exécute des iconostases et des meubles d’église pour de nombreuses paroisses, ainsi que du mobilier contemporain et de la décoration d’intérieur. 

Il participe et organise de nombreuses expositions et colloques nationaux et internationaux sur ​le plastique et la sculpture sur bois.

Il est membre de l’Association des peintres bulgares.

Mihai Koman

Mihai Koman

Le professeur Mihai Coman, Maître de conférence HDR, est né en Roumanie en 1979. 

Il enseigne les techniques traditionnelles de dessin au département d’« Art sacré » de la Faculté de théologie orthodoxe « Patriarche Justinien » de l’Université de Bucarest.

Il ​termine ses études au Département de la conservation et de la restauration des œuvres d’art à l’Université des Beaux-Arts « Nicolae Grigorescu » (Bucarest, Roumanie)​et ​obtient une maîtrise en pastorale et liturgie de la Faculté de théologie orthodoxe « Patriarche Justinien » de l’Université de Bucarest ainsi qu’un doctorat en iconographie byzantine de la Faculté de théologie orthodoxe de l’Université nationale et capodistrienne d’Athènes.

Mihai Coman est un iconographe d’icônes et de fresques, certifié par le Comité de peinture religieuse du Patriarcat du Roumanie ; il est Membre de l’UAP – Union des artistes roumains et du groupe Eikona, regroupant des iconographes qui enseignent dans des Universités européennes.

Fresques : intérieur de l’église St. Gregoire Palamas, campus de l’Université polytechnique de Bucarest, Roumanie (technique fresco) ; fresques pour l’église Saint-prophète-Elie du monastère éponyme, dans le comté de Mures en Roumanie (technique fresco).

Œuvres portables: de nombreuses icônes dans des églises et des collections privées en Roumanie et à l’étranger.

Vanya Sapundzhieva

Vanya Sapundzhieva

Vanya Sapundzhieva, Maître de conférence HDR, est née en 1974 à Dimitrovgrad. 

Après avoir terminé le parcours « iconographie » de l’Université de Veliko Turnovo Saints Cyril et Méthode (1998) ​elle soutient une thèse de doctorat en histoire de l’art et beaux-arts (iconographie) sur le thème « Le culte de Saint-Haralampius en Bulgarie aux XVIIIe et XIXe siècles » (2007). Elle ​mène une recherche postdoctorale sur le thème « L’émergence de l’école d’écriture d’icônes de Tryavna et ses relations avec l’art des Balkans durant les XVIIIe-XIXe siècles », réalisée en collaboration avec l’Université Aristote de Thessalonique (2010-13). 

Elle enseigne l’écriture d’icônes dans la chaire « Arts ecclésiastiques » de la Faculté de théologie orthodoxe de l’Université de Veliko Turnovo Saints Cyril et Méthode. 

Depuis 1997, elle organise et participe à de nombreuses expositions collectives d’icônes en Bulgarie, en Suisse, en Belgique, en Roumanie, en France, au Luxembourg et en Grèce. 

Elle réalise de nombreux projets dans le domaine de l’ornement iconographique d’église – fresques et icônes en Bulgarie et à l’étranger. 

Elle participe activement aux forums d’art chrétien contemporain – colloques, ateliers, etc. 

Elle travaille et publie dans le domaine de l’art et de l’iconologie chrétiens.

 

Marieta Konova

Marieta Konova

Marieta Konova, Maître de conférence HDR, est née le 28 décembre 1968 à Gabrovo. 

Diplômé en 1987 de l’Université d’arts appliqués de Sofia, avec une spécialisation en textile, elle obtient un Master en « Peinture picturale » de la Faculté des Beaux-Arts de l’Université de Veliko Turnovo Saints Cyril et Méthode, dans la classe du professeur Nikolai Ruschukliev (1992). 

Elle accomplit une spécialisation supplémentaire en « Composition dans la peinture » sur le sujet « Contrastes » (1998) à l’Université de Veliko Turnovo, tout en se spécialisant dans un autre domaine : « Design et mode vestimentaire » à l’Université libre de Veliko Turnovo (1996).

En 2005, elle se consacre au graphisme au Collège des arts appliqués de Moscou (Moscou, Russie), sous la direction du professeur Evgeny Dobrovinsky.

Elle est membre de l’Union des artistes bulgares, section art pictural (2010), de l’Association des artistes Vladislav Mardjik – Kraljevo, Serbie (2006) et de l’association « Couleur – Bulgarie » (2008).

Depuis 2000, elle enseigne la composition ornementale et d’autres disciplines au département des « Arts ecclésiastiques » de l’Université de Veliko Tyrnovo. 

En 2016, elle ​soutient une thèse de doctorat.

Depuis  2019, elle est habilitée à diriger des recherches dans le même domaine.

Courriel: marieta_konova@yahoo.comwww.marietakonova.crevado.com

 

Mario Konov

Mario Konov

Mario Konov est né le 26 juillet 1968 à Zul, en Allemagne. 

Après des études secondaires à l’école d’arts appliqués, spécialité «sculpture sur bois», à Tryavna, il obtient  un Master 2 en « Iconographie » de l’Université Veliko Turnovo Saints Cyrille et Méthode.

De 1987 à 1992, il ​travaille comme sculpteur sur bois au sein de la filiale de Veliko Tarnovo du Fond  créatif de l’Union des architectes de Bulgarie. 

De 1992 à 2000, il ​est membre de l’association « Baroque », où il ​sculpte des boiseries pour l’ambassade du Saint-Siège à Sofia et ​participe également à la mise en œuvre de nombreux projets concernant l’ornement des bâtiments publics, des organisations, des entreprises et des particuliers. 

Depuis 2008, il enseigne le « Plastique et la sculpture sur bois » dans la chair « Arts ecclésiastiques » à la Faculté de théologie de l’Université de Veliko Turnovo Saints Cyrille et Méthode.

Email: mario_gunter@abv.bg

 

Tsvetelina Maximova

Tsvetelina Maximova

Tsvetelina Maximova est née en 1966. 

Diplômée de l’École des arts appliqués de Sofia, avec une spécialisation en « textile » (1985), elle soutient un Master 2 à l’Université de Veliko Turnovo Saints Cyril et Méthode, en « art pictural » sous la direction du professeur Alexander Terziev (1991). 

Membre de l’Union des artistes bulgares, section « art picturale », du groupe d’Art Dupini, elle  ​suit des cours d’iconographie au monastère de Bistritsa, en Roumanie, organisés par BOYA (Union de la jeunesse orthodoxe balkanique) (1999). 

Ses œuvres reçoivent différents prix, notamment :  premier prix d’écriture d’icônes du concours international « 2000 ans sous l’étoile de Bethléem », Odessa, Ukraine (1999), Certificat du la première ​biennale des arts ecclésiastiques de Veliko Turnovo (2009).

Dès 1992, elle participe à plus de 50 expositions collectives en Bulgarie, au Portugal, en Allemagne, en Argentine, en Serbie, en Ukraine, en Belgique, en Croatie, en Italie, en République tchèque, en Autriche et en Suisse.

Depuis 2004, elle assure un cours annuel d’écriture d’icônes au monastère de Kruispunt, à Denderleeuw, en Belgique. En outre, elle enseigne l’écriture d’icônes à l’École nationale d’arts appliqués de Tryavna.

Elle travaille dans le domaine de l’art pictural et de l’écriture d’icônes.

 

Desislava Getova

Desislava Getova

Desislava Getova est née le 23 avril 1975 à Pleven.

En 2001, elle est diplômée de l’Université de Veliko Turnovo Saints Cyril et Méthode, spécialité « iconographie ». 

Elle fait partie des élèves du  professeur Lyuben Prashkov. 

Desislava participe à de nombreuses expositions collectives en Bulgarie et à l’étranger, ainsi qu’à toutes les éditions de la « Biennale des arts ecclésiastiques », Veliko Turnovo ; « Biennale des petites formes » – Pleven ; Quadriennale « Mythes et légendes de mon peuple » – Stara Zagora.

Elle est Lauréate du prix de la municipalité Veliko Turnovo de la sixième biennale des arts ecclésiastiques, en 2019. Ensemble avec d’autres iconographes,  elle réalise des icônes pour des paroisses orthodoxes.

Elle ​organise une exposition individuelle dans la galerie « ART BOX » à Sofia. 

Ses œuvres appartiennent à des collections privées en Bulgarie et à l’étranger. 

Elle travaille comme professeur d’écriture d’icônes à l’école Tryavna.

 

Zornitsa Ivanova

Zornitsa Ivanova

 

Zornitsa Ivanova est née en 1982 à Stara Zagora. 

En 2000, elle est diplômée de l’école nationale d’arts appliqués de Tryavna.

Elle ​obtient une licence de la Faculté de théologie orthodoxe de l’Université Veliko Turnovo Saints Cyril et Méthode en « arts ecclésiastiques » en 2010 et un Master 2 en « arts ecclésiastiques monumentaux » en 2011. 

Elle participe à de nombreuses expositions collectives en Bulgarie et à des forums internationaux consacrés à l’art. Elle conçoit et exécute individuellement des œuvres dans le domaine de l’art ecclésiastique monumental (pas de e)et portatif. 

Depuis 2015, elle dirige « L’atelier d’écriture d’icônes pour enfants » auprès de la paroisse de la Sainte-Trinité à Stara Zagora, en Bulgarie.

 

Elena Karageorgieva 

Elena Karageorgieva

Née en 1987, Elena Karageorgieva est diplômée de l’école professionnelle d’arts plastiques « L’académicien Dechko Uzunov » de sa ville natale Kazanlak. 

Elle ​obtient une licence d’ « Arts ecclésiastiques » de la Faculté de théologie orthodoxe de l’Université de Veliko Turnovo Saints Cyril et Methodes. 

Elle se  spécialise dans le domaine de la mosaïque et l’écriture des fresques, tout en obtenant un diplôme en « pédagogie des beaux-arts ». 

Au cours de l’année universitaire 2009/2010, elle étudie dans le cadre du programme Erasmus à l’Université d’Athènes, sous la direction du professeur George Kordis. 

Elle vit et travaille à Paris depuis 2010.

En 2013, elle soutient un Master 2 en management culturel. 

Ses œuvres appartiennent à des collections privées et à des paroisses orthodoxes en Bulgarie, en Roumanie, en Grèce, en France, en Italie, en Allemagne et au Japon. 

Depuis 2012, elle est membre de la Maison des artistes à Paris.

Lilya Nikolova

Lilya Nikolova

Lilya Nikolova est née en 1978 à Roussé. 

Diplômée de l’Université Saint Cyrille et Méthode de Veliko Turnovo, Faculté des Beaux-Arts, elle soutient une maîtrise en art pictural sous la direction du professeur Nikolay Ivanov (2002). 

En 2019, elle soutient un Master 2 en iconographie au sein de la chaire d’arts ecclésiastiques de la Faculté de théologie orthodoxe de l’Université de Veliko Turnovo, sous la direction de Miglena Pashkova, maître de conférence HDR, et de Vanya Sapundzhieva, maître de conférence HDR.

Elle travaille dans le domaine des beaux-arts et des arts appliqués, tout en débutant avec joie et brio son chemin dans le domaine de l’écriture d’icônes.

 

Yordan Yordanov

Yordan Yordanov

Yordan Yordanov est né le 5 janvier 1988 à Razgrad. 

Il est diplômé de l’école des arts appliqués de Tryavna avec une spécialisation en iconographie. 

Depuis 2007, il étudie les arts ​ecclésiastiques à la Faculté de théologie orthodoxe de l’Université de Veliko Turnovo Saints Cyrille et Méthode. 

 Au cours de l’année universitaire 2010/11, il ​étudie dans le cadre du programme Erasmus à l’Université d’Athènes et participe à un cours de maître du professeur George Cordis. 

Il prend part à des expositions individuelles et à des expositions internationales.

Il s’intéresse principalement au domaine de l’écriture d’icônes et d’icônes contemporaines. 

Ses icônes appartiennent à des collections privées en Bulgarie, en Angleterre, en Roumanie et en Grèce.

En 2019, il reçoit un prix de la sixième biennale des arts ecclésiastiques de Veliko Tarnovo.

 

Ivaylo Tsvetkov

Ivaylo Tsvetkov

Ivaylo Tsvetkov est né en 1992 à Pleven. 

Il est titulaire d’un baccalauréat en arts ecclésiastiques (2015) et d’un Master 2 en écriture d’icônes (2017) de la Faculté de théologie de l’Université de Veliko Turnovo. Pendant ses études, il participe à toutes les expositions d’étudiants, ainsi qu’à d’autres expositions en Bulgarie comme à l’étranger.

Lors de la dernière année de sa  licence, il étudie à la Faculté de théologie de l’Université de Bucarest dans la chaire Arta Sacra, dans le cadre du programme européen Erasmus +.

En 2015, il reçoit le prix de la municipalité de Veliko Turnovo du concours de l’écriture d’une icône du saint de Turnovo, organisé dans le cadre de la quatrième biennale des arts de l’Église. 

Il est l’un des 63 participants choisis, issus de 16 pays, pour participer au concours international pour l’écriture d’une icône sur le thème « La résurrection de Jésus-Christ » – organisé par l’Assemblée interparlementaire de l’orthodoxie en 2017-2018. 

Ses œuvres font partie des collections privées ou des paroisses en Bulgarie et à l’étranger.

 

« Joie et Lumière » : une exposition d’icônоgraphes orthodoxes bulgares

À la veille de la Nativité du Christ, la paroisse orthodoxe bulgare Saint-Patriarche-Euthyme-de-Tarnovo à Paris, en collaboration avec l’Institut culturel bulgare, présente :

 « Joie et Lumière »

une exposition d’icônes et de sculptures sur bois, œuvres de jeunes artistes de Bulgarie, élèves du département « Arts ecclésiastiques », auprès de l’Université de Veliko Tarnovo Saints-Cyrille-et- Méthode.

Au cours de l’évènement, axé sur l’une des plus lumineuses fêtes chrétiennes, participent notamment les auteurs suivants : Hristo Peev, Iva Donkova, père Dobromir Dimitrov, Gergana Petkova, Konstantina Konstantinova, Dimitriy Bobev, Yordan Yordanov, Ivaylo Tsvetkov, Elena Karageorgieva, Zornitsa Ivanova, Marian Kostadinov, Desislava Getova, Yordanka Karalamova, Tsvetelina Maximova.

L’image du Christ, venu du ciel par La Nativité, marque le début de l’iconographie chrétienne et une nouvelle ère dans les relations humaines. L’apparition du Nouveau-Né, pour notre salut, illumine le monde avec la joie de la lumière de la connaissance, afin d’apporter la paix sur la terre et la bienveillance parmi les hommes.

Le fil conducteur de l’exposition part de l’Incarnation et la naissance du Christ pour atteindre son accomplissement en la Résurrection.

Le vernissage aura lieu le mardi 4 décembre 2018 à 18h30 à l’Institut culturel bulgare – 28 rue de Boétie, 75008 Paris, avec la participation du chœur Saint-Siméon, dirigé par Nana Peradze.

L’exposition est réalisée avec la bénédiction de Son Éminence Mgr Antonii, métropolite d’Europe occidentale et centrale, qui prendra part au vernissage.

Soyez les bienvenus !

25e pique-nique traditionnel pour la fête des saints Cyrille et Méthode

Auteur : Galina Kaneva
Photos : Ivaylo Ganchev
Chers compatriotes,
Le 20 Mai 2018 à Morainvillers a eu lieu le 25e pique-nique organisé par la Paroisse orthodoxe bulgare Saint-Patriarche-Euthyme-de-Tarnovo à Paris et l’ensemble “Zora”, sous l’égide de l’Ambassade de Bulgarie en France, l’Institut culturel bulgare à Paris, ainsi qu’avec la participation des écoles bulgares de la capitale française.
L’événement dédié à la fête de l’écriture et de la culture bulgares et à  la mémoire des Saints frères Cyrille et Méthode, a été précédé par la divine liturgie de saint Jean Chrysostome célébrée dans notre paroisse très tôt dimanche matin. La liturgie était conduite par l’archimandrite Émilien Bocanovski dont la bénédiction et la prière nous ont accompagnées tout au long de la journée festive.
A Morainvilliers l’Ambassadeur de la République de Bulgarie en France, Monsieur Anguel Tcholakov sous l’égide duquel l’événement s’est déroulé, a inauguré la fête par son discours, soulignant l’importance particulière de la collaboration entre l’État et l’Église, œuvrant main dans la main “en union sacrée” non seulement dans notre pays natal mais aussi à l’étranger. En outre, l’Ambassadeur a exprimé sa gratitude à l’égard de  Mme Elena Gorgatcheva, qui organisait ce pique-nique durant de longues années avant de léguer cette mission à la paroisse orthodoxe bulgare à Paris en 2014.
Le père Ivan Karageorgiev a rappelé dans son homélie à l’issue de la prière traditionnelle que les Saints frères ont créé notre alphabet pour nous transmettre l’esprit et la foi chrétiens. Les derniers ont préservé notre peuple à travers les siècles. La mission de leurs élèves, fondateurs des écoles d’écriture de Preslav et d’Ohrid qui sont restées dans notre histoire comme le siècle d’or de l’écriture et culture bulgares, a été possible grâce au soutien du saint roi Boris qui a baptisé son peuple. Le père Ivan a remercié l’Ambassadeur Monsieur Tcholakov pour la bonne et fructueuse coopération entre les deux institutions tout au long de son mandat.
Des remerciements ont été exprimés aussi envers Madame Fabienne Deveze, Maire de Morainvilliers, qui a personnellement assisté à la fête. Morainvilliers est une ville, situé à 40 kilomètres au nord ouest de la capitale française, où pour la 25e année consécutive a eu lieu notre pique-nique.
Notre présentatrice, l’actrice Anna Tantcheva a coordonné la participation au programme des écoles bulgares parisiennes et le spectacle de musique et de danses folkloriques bulgares de l’ensemble “Zora” et nos amis français de l’ensemble “Balkansamble” qui ont rassemblé tout le monde dans des “horo” typiques le long de la pelouse.
Une association locale de personnes handicapées a été également présente à la fête.
Cette année encore les enfants ont pu participer au jeu organisé spécialement pour eux. En récompense pour leurs efforts de répondre aux questions sur
les travaux des Saints frères, de résoudre les mots croisés et constituer le livret de Pâques de “Dveri” les enfants ont reçu de diverses gourmandises et surprises.
Le loto apprécié de tous, et son grand prix traditionnel, un vélo, ont passionné les participants et ont donné une possibilité d’expression supplémentaire aux plus jeunes.
Nous remercions de tout cœur tous ceux qui, avec leur participation dans cet événement, ont contribué à continuer la tradition de cette fête, laquelle durant une journée, nous permet de retrouver de nouveaux compatriotes! Soyez les bienvenue à nouveau le 26 mai 2019!
Retrouver d’autres photos de la journée dans notre gallérie.

25e pique-nique traditionnel pour la fête des saints Cyril et Méthode

Chanter la Lumière

 

Auteur : Galina Kaneva

Le 10 mars 2018 notre chœur paroissial a participé au 10e concert interecclésial organisé par l’association Enjeux de l’Etude du Christianisme des Origines (EECho). L’événement a eu lieu dans l’église St-Eugène Ste-Cécile à Paris, et a réuni les participants autour du thème “Jésus Christ – Lumière de l’Orient et de l’Occident”. Les chanteurs de dix communautés chrétiennes de la région parisienne ont présenté de magnifiques chants issus de leur patrimoine musical et spirituel, constitué et préservé durant les siècles. Parmi les participants, on peut citer le chœur de la cathédrale roumaine Saints-Archanges, celui-ci de l’église arménienne à Chaville, les communautés Copte, Chaldéenne, Maronite, Mélkite,  ainsi que les chœurs français de chant grégorien. Dans cette grande diversité les chanteurs ont psalmodié ensemble la Sainte Trinité, le Christ, la Mère de Dieu, la paix, la lumière divine, le pardon, l’eucharistie, la fraternité, la miséricorde. Le groupe bulgare a choisi  pour son programme la Grande Doxologie, (en mode 1), Lumière joyeuse et Notre Père (mode 5).

C’est la quatrième participation de notre communauté aux concerts annuels de cette association dont nous avons pris part plusieurs fois aux différentes manifestations. l’EECho dédie ses activités à l’étude du christianisme des origines, fait revivre la tradition orale de la transmission des évangiles, oeuvre pour le dialogue entre chrétiens et surtout pour le soutien aux communautés chrétiennes persécutées du Proche Orient auxquels le concert a été consacré.

Nous remercions à nos chanteurs pour tous les efforts et sacrifices personnels qui ont rendu possible, sous la conduite de Mme Julia Taleva, notre participation à cette rencontre spirituelle et musicale.

le chœur de la communauté arménienne
le chœur de la communauté chaldéenne

Fête paroissiale : invitation

Chers amis,

Le dimanche 21 janvier 2018, nous célébrerons la fête de notre protecteur céleste, le patriarche Euthyme de TarnovoÀ l’issue de la divine liturgie, Monsieur Dan Ioan Muresan, maître de conférences de l’Université de Rouen en Histoire médiévale, donnera une conférence en français sous l’intitulé “Saint Euthyme de Tarnovo dans l’histoire culturelle du Sud-Est européen”, accompagnée d’une présentation PowerPoint.  Auteur et co-auteur de plusieurs études sur l’histoire de Byzance et l’Europe du Sud-Est, il met un accent particulier dans ses travaux de recherche sur le Patriarcat œcuménique et le monde orthodoxe des Balkans.

Début de la divine liturgie 10h30.


Soyez les bienvenus !

 

Joyeux Noël et Bonne année !

Pèlerinage auprès du voile de la Mère de Dieu

Auteur : Galina Kaneva

Photos : Ivaylo Ganchev

Le 14 octobre 2017, la Paroisse orthodoxe bulgare Saint-Patriarche-Euthyme-de-Tarnovo de Paris, a participé une nouvelle fois, avec la bénédiction de Son Éminence Monseigneur Antonii, Métropolite des églises bulgares en Europe occidentale et centrale, au pèlerinage à Chartres, organisé par le Centre russe de pèlerinage du diocèse de Chersonèse à Paris. Située à 80 km au Sud-est de Paris, la ville de Chartres a été choisie comme destination du pèlerinage, puisque dans sa cathédrale est conservé le voile de la Mère de Dieu: habit typique de la communauté juive, similaire à une écharpe, ayant des dimensions inhabituelles – longueur 5 mètres et largeur un demi mètre – lequel, d’après la tradition ecclésiastique et selon des sources historiques, a été porté par la Sainte Vierge. « L’homélie pour le transfert du voile à Valherne » de Théodore Sinkel est désigné comme première source écrite au sujet de la relique, ayant donné naissance à une fête : celle de la Protection de la Sainte Vierge. Née au 10e siècle, la solennité est liée à la vision de saint André le Fol-en-Christ  et son disciple Epiphane, de la sainte Vierge intercédant pour les habitants de Constantinople et les couvrant de son voile en signe de protection contre l’invasion des sarrasins.

Le programme du pèlerinage a commencé par la célébration de la divine liturgie en slavon, bulgare et français dans la crypte de la cathédrale qui abrite une petite partie du voile. À la célébration, guidée  par les pères Nikolay Nikishin et Ivan Karageorgiev ont assisté de nombreux fidèles, dont 16 paroissiens bulgares.

 

À l’issue de la liturgie, une acathiste à la Vierge a été récitée dans la majestueuse cathédrale devant le reliquaire qui garde la plus grande partie du saint habit. Dans sa prédication avant l’office d’intercession, le père Ivan Karageorgiev a rappelé aux croyants qu’après l’incarnation de Jésus-Christ et Sa Résurrection, la matière n’est pas étanche à l’esprit. Donnant des exemples à partir du cycle liturgique de l’Église orthodoxe tels que la sanctification de la matière par l’eau bénite, transmettant les dons bienfaisants de l’Esprit Saint, il a souligné l’importance des saintes reliques qu’ont touché le Sauveur et la personne la plus proche de lui – la Mère de Dieu, prête à recevoir et consoler sous son voile tous ses enfants adoptifs, par la force de leur foi en Christ.  Après la prière, le père Nikolay Nikishin a rappelé l’histoire du transfert du voile de la Sainte Vierge à Chartres. La relique a été offerte au roi Charlemagne par l’impératrice Irina de Constantinople et en 876 a été donnée à la cathédrale de Chartres par le petit fils de Charlemagne, Charles le Chauve. Il a par ailleurs souligné que la Très Sainte Mère de Dieu non seulement contribuait, à travers son voile,  à la résolution des épreuves de la vie personnelle, mais aussi intervenait dans des crises au niveau de l’État, comme par exemple la repoussée des Vikings au 10e siècle.

La fête, devenue tradition, contribuant à trouver de nouveaux amis en Christ et à renforcer les liens fraternels entre les communautés bulgare et russe orthodoxes à Paris, s’est terminée avec des agapes auxquelles participaient tous les pèlerins et un temps libre, propice aux visites de la ville.

(Български) Евтимиев енорийски лист

 

 

24e pique-nique traditionnel pour la fête des saints Cyrille et Méthode

Auteur : Galina Kaneva

Photos: Nikolay Vukov

La paroisse orthodoxe bulgare Saint-Patriarche-Euthyme-de-Tarnovo s’est retrouvée de nouveau au cœur de l’organisation du pique-nique traditionnel à Morainvilliers le 28 mai 2017. Conjointement avec l’Ambassade de Bulgarie en France, notre Institut culturel à Paris, ainsi qu’avec les écoles bulgares parisiennes, nous avons fêté pour la 24e fois consécutive, en choisissant un dimanche proche du 24 mai (le jour de la culture et de l’écriture bulgares), la mémoire et l’œuvre des saints frères Cyrille et Méthode.

La fête précédée par la divine liturgie de saint Jean Chrysostome dans notre paroisse très tôt dimanche matin s’est déroulée pour la troisième fois consécutive sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur Anguel Tcholakov, Ambassadeur de Bulgarie en France.

Madame Démetra Duleva, attaché culturel auprès de l’Ambassade et représentante de Monsieur l’Ambassadeur pour l’occasion, a ouvert la célébration avec un discourt de bienvenue chaleureux, en soulignant que très peu de peuples peuvent se féliciter avec un tel jour de leur histoire, réunissant la culture, l’écriture et l’esprit de leur nation, un jour qui précisément à ce titre est important non seulement pour la Bulgarie, mais aussi pour l’héritage culturel de toute l’Europe.


Le père Ivan Karageorgiev a rappelé dans son homélie à l’issue de la prière que les saints frères et leurs élèves ont créé l’alphabet dans l’objectif de nous instruire dans la foi chrétienne orthodoxe, grâce à laquelle notre peuple a réussi de traverser même les moments les plus sombres de son histoire et de rester fidèle à Dieu et à soi même; une foi qu’il faut garder et transmettre à nos enfants, car c’est elle, qui nous a préservées.


Au cours de la journée, des activités culturelles variées, telles que les présentations des élèves des écoles bulgares à Paris ou encore le spectacle de danse et de musique des ensembles « Zora » et une partie de « Balkansembl », ont réuni les amateurs de danses folkloriques bulgares.

Un jeu organisé pour les enfants a réjoui les plus jeunes membres de la communauté bulgare tout en permettant aux familles de profiter pleinement du soleil et de la verdure, alors que le loto traditionnel a passionné les participants.

Au menu étaient  les spécialistes culinaires du magasin bulgare le plus récent de la capitale française “Pissanov” qui ouvrira ses portes prochainement, ainsi que la  traditionnelle banitsa.

La fête des saints frères Cyrille et Méthode à Moranvilliers est le deuxième événement, après la fête nationale, rassemblant le plus grand nombre de bulgares de Paris et ses alentours. Cette année beaucoup de nouveaux participants ont rejoint les habitués fidèles au rendez-vous annuel.

Le 20 mai 2018, si Dieu le veut, aura lieu une édition spéciale du pique-nique afin d’honorer son 25e anniversaire. Soyez les bienvenus !