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Invitation au 23e pique-nique traditionnel pour la fête des saints Cyrille et Méthode

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Exposition internationale d’icônes bulgares et roumaines

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Depuis six ans la Paroisse orthodoxe bulgare de Paris Saint-patriarche-Eutyme-de-Tarnovo présente et partage avec le public français l’art de l’icône. Pourquoi l’icône en guise de message ? Toutes ces expositions vont à la découverte d’un monde dans lequel l’icône n’est ni image, ni idole, mais un dialogue aussi mystique que réel entre l’homme et son Créateur. Dialogue, que l’Église appelle le Royaume de Dieu. L’ancienne tradition chrétienne de l’art iconographique tout en étant unique est incarnée de manière propre par chaque peuple, d’où sa vitalité et son éternelle jeunesse. En Bulgarie et en Roumanie elle est représentée par d’exceptionnelles écoles iconographiques et transmise de génération en génération par de talentueux iconographes.

Fruit d’un partenariat de long terme entre les universités de Bucarest et Veliko Tarnovo, l’exposition de cette année rassemble sous l’intitulé « L’icône » l’œuvre de huit iconographes Roumains et Bulgares. Organisée en partenariat avec l’Institut culturel bulgare de Paris, avec la bénédiction de Son Éminence Monseigneur Antonii, métropolite de l’Europe occidentale et centrale et sous le Haut Patronage de S.E.M. Anguel Tcholakov, ambassadeur de la République de Bulgarie en France, l’exposition qui bénéficie du soutien de l’Institut culturel roumain de Paris sera inaugurée le 21 avril à 18h30 à l’Institut culturel bulgare (28 rue la Boétie 75008) où les œuvres pourront être vues jusqu’au 26 mai 2016. La chorale Saint-Siméon de l’Église orthodoxe serbe de Paris,  djrjgée par Nana Peradzé, prendra part au vernissage, en nous introduisant dans ce monde venu d’ailleurs dans lequel tous les hommes sont appelés à vivre dès maintenant.

Nous consacrons cette exposition au 10e anniversaire de l’entrée de la communauté orthodoxe bulgare dans sa chapelle qui a été mise à disposition par l’Église catholique. Nous avons franchi le seuil de cette chapelle ce jour symbolique, quand l’Église fête l’entrée de Jésus à Jérusalem !

Soyez les bienvenus !

Voici une brève présentation des huit iconographes, qui vont nous introduire dans le mystère de l’icône orthodoxe.

Mihai Coman

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Né en 1979 à Bucarest (Roumanie), Mihai Coman obtient en 2002 un diplôme en « restauration d’œuvres d’art (fresques) » de l’Académie des Beaux-Arts « Nicolae Grigorescu » de sa ville natale. Professeur en « techniques traditionnelles de peinture » à la Faculté de théologie orthodoxe « Patriarche Justinien » de l’Université de Bucarest, il œuvre également dans le domaine de la conception et l’exécution de fresques et d’icônes. Membre de l’Union des artistes roumains, il fait partie aussi du groupe « Icône » / « EIKONA », réunissant de professeurs universitaires en arts ecclésiaux des Balkans et de la Russie, qui sur l’invitation de la Paroisse orthodoxe bulgare de Paris Saint-patriarche-Euthyme-de-Tarnovo ont présenté en 2014 une exposition à l’Institut culturel bulgare, en venant pour la plupart personnellement à Paris.

Gabriel Kituk

Gabriel Chituc

Gabriel Kituk est né en 1978 à Hurezu (Roumanie). Diplômé en 2002 de la Faculté des arts décoratifs et du design de l’Académie des Beaux-Arts « Nicolae Grigorescu » à Bucarest, il réalise des fresques ecclésiales en équipe ou de manière autonome. Grâce à sa participation à de nombreux projets, expositions et colloques d’iconographie, il remporte plusieurs prix.

Vanya Sapundjieva

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Née en 1974 à Dimitrovgrad (Bulgarie) Vania Sapoundjieva étudie l’iconographie à l’Université de Veliko Tarnovo « Saints Cyrille et Méthode », où elle soutient un Master en 1998, suivi d’une thèse de doctorat : « Le culte de saint Charalampe en Bulgarie au cours du XVIIIe-XIXe siècle » en 2007. Actuellement elle enseigne à la chaire « Arts ecclésiastiques » au sein de la même université, tout en œuvrant dans le domaine de la conception et la réalisation d’icônes et de fresques ecclésiales. Membre du groupe « Icône » / « EIKONA », elle publie dans le domaine de l’histoire et l’iconographie chrétienne en prenant part aussi bien comme participante que comme commissaire à de nombreux forums et expositions en Bulgarie et à l’étranger.

Tsvetelina Maximova

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Née en 1966 à Vratsa (Bulgarie), Tsvetelina Maximova soutient un Master en 1991 en « pédagogie de l’art pictural » à l’Université de Veliko Tarnovo « Saints Cyrille et Méthode ». Membre de l’association des peintres bulgares, elle fait également partie du groupe artistique Dupini, en conjuguant ainsi sa passion pour la penture et l’iconographie. Depuis 1992, elle réalise six expositions personnelles en participant à plus de 50 d’autres en Bulgarie, Portugal, Allemagne, Argentine, Luxembourg, Ukraine, Belgique, Croatie, Italie… ainsi qu’en France.

Père Yordan Pashev

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Né en 1970, père Yordan Pashev débute ses études artistiques à l’École d’Art de Plovdiv. Après avoir obtenue une licence en théologie de la Faculté de théologie de Sofia, il se spécialise en iconographie à la Faculté de théologie de Veliko Tarnovo. Ordonné prêtre en 2002 par le métropolite de l’Europe occidentale et centrale Antonii le père Yordan conjugue une activité pastorale fructueuse dans de nombreux pays européens au sein de la diaspora bulgare avec l’organisation de cours d’initiation à l’iconographie orthodoxe.

La restauration d’églises et la réalisation de fresques ecclésiales font également partie de son quotidien jalonné par de nombreuses participations aux expositions d’icônes orthodoxes en Bulgarie, Allemagne, Roumanie, aux Pays-Bas ainsi qu’en Suisse.

Elena Karageorgieva

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Née en 1987 à Kazanlak (Bulgarie), Elena Karageorgieva commence son parcours artistique par un baccalauréat en arts plastiques au lycée « Academic Dechko Uzunov » dans sa ville natale. Ses études se poursuivent à l’Université de Veliko Tarnovo « Saints Cyrille et Méthode » dans la disciple « Arts ecclésiastiques ». En se spécialisant dans l’exécution de fresques et mosaïques, elle obtient en même temps un diplôme en « pédagogie de l’art pictural ». Durant l’année scolaire 2009/2010, elle suit une formation dans le cadre du programme « ERASMUS » à l’Université d’Athènes sous la direction du professeur Georgios Kordis. En 2013, elle soutient également un master en ménagement culturel à Paris, la vile où elle habite et poursuit sa carrière artistique depuis 2010. Ses œuvres font partie de collections privées ainsi que de paroisses en Bulgarie, Roumanie, Grèce, France, Italie, Allemagne et Japon.

Konstantina Konstantinova

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 Konstantina Konstantinova est née en 1992 à Dobrich (Bulgarie). Après avoir obtenue un baccalauréat en arts appliqués spécialité « iconographie » à la ville de Triavna, elle poursuit ses études à l’Université de Veliko Tarnovo « Saints Cyrille et Méthode » dans la disciple « Arts ecclésiastiques », où en 2015, elle obtienne une licence, ainsi qu’un diplôme en « pédagogie de l’art pictural ». Son tallent se déploie non seulement par la réalisation d’icônes et de fresques ecclésiales, mais aussi par de nombreuses participations à d’expositions en Bulgarie.

Ivaylo Tsvetkov

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Ivaylo Tsvetkov est né en 1992 à Pleven (Bulgarie). En 2015, il obtient une licence en « Arts ecclésiastiques » de la Faculté de théologie orthodoxe de l’Université de Veliko Tarnovo « Saints Cyrille et Méthode », tout en poursuivant à l’heure actuelle ses études par un Master en iconographie au sein du même établissement. Il a l’opportunité de passer la dernière année de sa licence à la Faculté de théologie de l’Université de Bucarest dans la chair Arta Sacra grâce au programme européen “ERASMUS +”. En tant qu’étudiant, il participe non seulement à toutes les expositions concernant sa spécialité en Bulgarie, mais aussi à bien d’autres qui ne relèvent pas directement d’elle. En 2015 il se voit attribuer le prix de la municipalité de Veliko Tarnovo pour la réalisation de l’icône d’un saint ayant vécu dans l’ancienne capitale bulgare. Le prix lui a été attribué à l’occasion de la quatrième exposition biennale et internationale d’icônes qui réunit dans la même ville de prestigieux iconographes.

 

Vénération de la sainte Tunique du Christ – 28 mars 2016

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Chers amis,

En guise de préparation de notre pèlerinage devant la sainte Tunique du Christ, qui aura lieu le 28 mars 2016 dans la cathédrale d’Argenteuil, veuillez trouver ci-dessous une note historique sur cette relique, rédigée par le père Noël Tanazacq, recteur de la paroisse Sainte-Geneviève-Saint-Martin à Paris (Métropole roumaine).

 

 

La Sainte Tunique du Christ conservée à Argenteuil

Note historique et biblique

 

 

La sainte et précieuse tunique de Notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus-Christ, imprégnée de Son propre Sang, est conservée en France, à Argenteuil, en région parisienne (dans le Val-d’Oise), depuis 1 200 ans.

 

1- Historique 

 

Les documents les plus anciens qui en parlent sont du 6ème siècle (St Grégoire de Tours). St Jean Damascène la mentionne (en 726). Le pape de Rome Léon III, après avoir sacré Charlemagne (en 800), voulait le marier avec l’impératrice Irène1de Constantinople (ils étaient veufs tous les deux). En 801, il y eut un échange d’ambassades et de cadeaux : Irène offrit la sainte Tunique à Charlemagne. Celui-ci en fit don à sa fille, Théodrade, abbesse d’Argenteuil.

Lors des invasions normandes du 9ème siècle, la Tunique fut cachée dans un mur (en 855). Mais on ne la retrouva, providentiellement, que trois siècles plus tard, en 1156. Pendant les guerres de religion, elle échappa miraculeusement à la destruction, lorsque les Protestants pillèrent la ville, en 1567. De nombreux rois vinrent la vénérer, notamment Saint Louis, Charles V et Louis XIII, ainsi que Richelieu.

Pendant la Révolution française, le monastère fut fermé et les moines2 dispersés. A partir de novembre 1793, sous la Terreur, le culte chrétien fut de facto aboli et le reliquaire précieux envoyé à la fonte. L’abbé Ozet (ancien supérieur de l’abbaye, devenu curé) enleva en secret la Tunique et la découpa en morceaux, en en distribuant quelques-uns à des fidèles sûrs et en enfouissant les autres dans le jardin du presbytère. Il sauva ainsi la précieuse relique de la destruction, mais cela lui causa de grands dommages. Lors de la restauration de la liberté de culte, il put sortir de sa prison, en février 1795, et la déterra.

En 1804, la vénération publique fut rétablie. En 1844, les morceaux rassemblés de la Sainte Tunique furent mis dans un nouveau reliquaire, qui existe toujours. En 1864, la nouvelle basilique d’Argenteuil, qui remplaçait la vielle église, accueillit définitivement la Sainte Tunique (elle se trouve, en temps ordinaire, dans la chapelle du transept Sud, roulée dans son reliquaire de 1844, mais qui ne permet pas de la voir). En 1882, l’évêque de Versailles, Mgr Goux, fit un examen approfondi de la Tunique, et rédigea un procès-verbal précis de son état. En 1892, la Tunique fut reconstituée sur un tissu, qui servait de support.

Les ostensions3 ont lieu normalement tous les 50 ans. Il y en a eu une en 1934 et une autre en 1984. La prochaine devait avoir lieu en 2034, mais l’évêque de Pontoise a décidé d’en faire une en 2016, à l’occasion de l’Année de la Miséricorde, proclamée par le pape de Rome François. Lors des ostensions, elle est présentée sur un mannequin, placé dans un très grand reliquaire vitré (offert par une famille en 1894). Elle est actuellement très incomplète, parce que de nombreux prélèvements avaient été faits avant la Révolution et qu’une partie des morceaux découpés n’ont pas été retrouvés (ou qu’on n’ait pas su les raccorder aux autres)4. On possède une grande partie du dos, l’encolure et une petite partie du devant.

 

2- Quel type de vêtement était-elle et quel est son rapport avec le Christ ?

 

Elle était un vêtement de dessous, un linge de corps (ressemblant aux tee-shirts actuels, mais plus long), descendant jusqu’à mi-cuisses, et à manches courtes (allant jusqu’aux coudes), vêtement habituel des Galiléens du peuple. St Jean l’appelle chitôn  (vêtement de dessous, tunique) et précise qu’elle était araphos, sans couture  (« inconsutile » en vieux français) (Jn 19/23). Or, les études scientifiques récentes ont prouvé qu’elle est bien sans couture. Elle a été certainement tissée par Marie, à Nazareth, pour Son fils Jésus, car c’était un des rôles importants des mères juives de tisser les vêtements de la famille. Elle est en laine de mouton, au tissage souple et léger, teintée à l’origine en brun-rouge avec de la garance (ce qui était courant en Galilée, à l’époque du Christ).

 

Elle est mentionnée deux fois dans les Evangiles, une fois indirectement par St Matthieu, qui précise qu’après la flagellation, les soldats remirent Ses vêtements à Jésus -ce qui explique qu’elle soit tachée de sang- (Mt 27/31) et une fois directement par St Jean, lorsqu’il mentionne que les soldats se sont partagés les vêtements du Christ, mais qu’ils ont tiré au sort Sa tunique, parce qu’elle était sans couture (Jn 19/23). Il est possible qu’elle ait été récupérée par St Jean (rachetée au soldat qui l’avait gagnée5) et rendue à Marie, la Mère de Dieu.

 

3- Les études scientifiques (du 19ème au 21ème siècles)

 

En 1882, Mgr Goux avait fait faire une expertise par des spécialistes des tissus anciens de la Manufacture des Gobelins (Paris 13e) et de celle de Beauvais. En 1892, il fit examiner et analyser deux parcelles par des pharmaciens-chimistes, qui attestèrent qu’il y avait bien des taches de sang. En 1934, les premières photos scientifiques furent faites par l’Ingénieur-général Gérard Cordonnier. En 1995, a été créé le C.O.S.T.A. (Cercle Œcuménique et Scientifique de la Sainte Tunique d’Argenteuil). La Tunique étant propriété de l’Etat depuis 1905 et classée « Monument Historique », le sous-préfet d’Argenteuil a mis en place, en 2003, un comité de datation et il a fait faire des travaux scientifiques approfondis par des spécialistes du C.N.R.S. et du Commissariat à l’Energie Atomique (C.E.A.), et des spécialistes des tissus anciens.

Il faut rappeler qu’il a trois reliques majeures du Christ dans le monde (indépendamment de la Vraie Croix) : le Linceul de Turin (appelé improprement le « Saint Suaire »), le Suaire d’Oviedo (Espagne) et la Tunique d’Argenteuil. Le Linceul de Turin et le Suaire d’Oviedo sont en lin (comme l’imposait la Loi de Moïse pour les vêtements des grands-prêtres). Les résultats des études sur la Tunique d’Argenteuil ont été soigneusement comparés à ceux de Turin et d’Oviedo.

Les poussières siliceuses trouvées, indiquent qu’elle a séjourné dans un pays dont le sol était de nature désertique (ce qui correspond à une grande partie de la Palestine). Les pollens trouvés sont les mêmes que ceux du Linceul de Turin et du Suaire d’Oviedo (pollens de cèdres du Liban et d’un pistachier qu’on ne trouve qu’en Palestine). On y a trouvé aussi une diatomée (algue monocellulaire) indiquant qu’elle avait été en contact avec une eau de rivière non polluée et coulant sur un sol de sable aride (ce qui correspond au Jourdain). On y a trouvé aussi des poils de barbe et des cheveux qui ont permis de déterminer que la personne était de race blanche.

Mais le plus important est qu’on y a trouvé de nombreuses taches de sang6. Le professeur André Marion (C.N.R.S.) a comparé les taches de sang de la Tunique avec celles du Linceul de Turin, et a constaté qu’il y avait une correspondance rigoureuse entre elles : il a mis en évidence que les principales taches provenaient du port de la Croix (principalement sur l’épaule gauche) qui avait taché la Tunique en raison des plaies faites par la flagellation. Enfin, le professeur Gérard Lucotte, spécialiste de génétique, a fait des découvertes capitales en utilisant un microscope électronique à balayage. Il a découvert que la Tunique était en fait couverte de sang (ce qui ne se voit pas à l’œil nu). Il s’agit d’un sang du groupe AB (comme à Turin et Oviedo), qui est le plus fréquent au Moyen-Orient (avec un record mondial en Judée) et dont on a pu établir l’ADN. Il s’agit d’un ADN humain, ancien, concernant une personne de sexe masculin, certainement un homme d’origine « juive orientale ».

En conclusion, on peut dire ceci : l’homme qui a porté la sainte Tunique est le même que celui dont le visage fut recouvert du Suaire d’Oviedo et dont le corps fut enveloppé dans le Linceul de Turin. Il mesurait environ 1m78 (d’après le Linceul de Turin). C’était un homme blanc du Moyen-Orient, d’origine juive. Tous ces résultats scientifiques, qui concordent, confirment ce que la Tradition chrétienne avait cru depuis toujours : cet homme est le crucifié du Golgotha, Jésus-Christ, notre Dieu et Seigneur.

 

Terminons par deux remarques d’ordre spirituel.

– La sainte Tunique est rouge foncé et constellée taches de sang, ce qui est conforme à la prophétie d’Isaïe (8ème s. av. J-C) : « Pourquoi ton vêtement est-il rouge, tes habits comme ceux d’un fouleur au pressoir ?…Leur sang a giclé sur mes vêtements et a taché tous mes habits… » (Is 63/2-3).

– La Tunique sans couture du Christ a toujours été considérée par la Tradition chrétienne comme le symbole de l’unité de l’Eglise. Sa présence en Occident, en tant que don de l’Orient7, bien avant le schisme de 1054, témoignait de l’unité de l’Eglise indivise, celle du premier millénaire. Cette tunique fut déchirée en de nombreux morceaux, en France, après le schisme de 1054, dans lequel l’Occident a eu une très lourde responsabilité, et pendant la persécution anti-chrétienne la plus violente depuis l’Empire romain, celle de la Révolution française, prémices et annonce de la révolution bolchévique, qui fera pire. Au fond, elle est le signe de l’état actuel de l’Eglise. Mais, heureusement, en ce début du troisième millénaire chrétien, elle rassemble tous les Chrétiens. Mieux, en cette année 2016, aura lieu pour la première fois depuis 1793, une tentative de reconstitution rigoureuse8 de la Tunique, sur un tissu neutre qui ne dégrade pas la relique. Prenons-la comme une prophétie du retour de l’Eglise à son unité première.

 

Père Noël TANAZACQ

Recteur de la Paroisse Ste Geneviève-St Martin (Paris)

 

1- Irène régna de 780 à 802. C’est grâce à elle que le 7ème et dernier concile œcuménique put se réunir en 787 à Nicée (condamnant l’hérésie iconoclaste).

2- Depuis 1129, c’était un monastère d’hommes, dépendant de la célèbre abbaye de Saint-Denis.

3- Une ostension (du latin ostendere, montrer) est une présentation publique d’une relique, qui normalement se trouve conservée dans un reliquaire, et n’est donc pas visible (pour la préserver des dommages du temps et des vols).

4- Il y a 20 morceaux, dont 2 très grands. Certains morceaux ont été mal raccordés aux autres et d’autres, qu’on n’a pas su raccorder, ont été donnés à de pieuses personnes ou institutions.

5- Comme c’était la coutume : les soldats se partageaient les vêtements des crucifiés, puis les revendaient à la famille, pour se faire un peu d’argent.

6- Les taches de sang furent découvertes en 1882, à l’œil nu. Une analyse en sera faite par les deux pharmaciens en 1892, mais les techniques de l’époque ne pouvaient apporter que des informations partielles (du sang de qui ou de quoi ? On ne savait pas s’il s’agissait de sang humain).

7- Don de l’Empire byzantin au jeune Empire franc, l’Empire carolingien. Le Suaire d’Oviedo avait été transporté en Egypte, à cause de l’invasion des Perses de 614 [ils avaient dérobé la vraie Croix], puis en Espagne, à Tolède, et enfin à Oviedo (dans les Asturies) à cause de l’invasion arabo-islamique. Le Linceul de Turin, lui, a été dérobé à Constantinople par les Croisés.

8- La reconstitution de 1892 était artisanale et hasardeuse, et faite sur un tissu qui endommageait la relique.

(12 mars 2016 : St Grégoire-le-grand, pape de Rome, et St Siméon le Nouveau-Théologien, abbé à Constantinople)

 

Bibliographie sommaire :

– Gérard LUCOTTE et Philippe BORNET : Sanguis Chisti, le sang du Christ, Guy Trédaniel Ed.,

2007, 198 p., ill. Très bonne synthèse, à jour.

– André MARION et Gérard LUCOTTE : Le Linceul de Turin et la Tunique d’Argenteuil, Presses

de la Renaissance, 2006, 330 p., ill.

– Pierluigi BAIMA BOLLONE : 101 questions sur le Saint Suaire, Ed. Saint-Augustin 2001, 316 p.

La meilleure synthèse en langue française sur le Linceul de Turin, et la plus à jour.

– Jean-Maurice CLERCQ : Les grandes reliques du Christ : la sainte Tunique d’Argenteuil, le Suaire d’Oviedo, le Linceul de Turin, F-X de Guibert, 2007, 160 p., ill.

– Pierre BARBET : Le Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ selon le chirurgien, Ed. Paulines, 1982 Réimpression d’un ouvrage célèbre, de 1950, qui demeure irremplaçable.

 

Joyeux Noël et Bonne année 2016!

Joyeux Noël et Bonne année 2016!

Baptême du serviteur de Dieu Nicolas

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Le 6 décembre 2015, lorsque l’Église orthodoxe fête la mémoire de saint Nicolas de Myre en Lycie, le serviteur de Dieu Nicolas a reçu le baptême dans paroisse orthodoxe bulgare à Paris Saint-Patriarche-Euthyme-de-Tarnovo, en devenant pratiquement son plus jeune membre, âgé seulement de six mois.

Nous lui souhaitons de grandir dans la foi, en empruntant les pas de son saint protecteur et réjouissant ainsi ses parents et sa marraine.

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Baptême du serviteur de Dieu Victor

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Le serviteur de Dieu Victor a été baptisé le 21 juin 2015, troisième Dimanche après la Pentecôte, dans la Paroisse orthodoxe bulgare à Paris Saint-Patriarche-Euthyme-de-Tarnovo. Au nouveau soldat de l’Église du Christ, nous souhaitons qu’il soit victorieux dans l’armée de notre Sauveur et de faire ainsi mémoire de la plus grande victoire que Jésus Christ a emportée sur le diable et la mort, en nous offrant la vie éternelle. Que le petit Victor apporte de grandes joies spirituelles à ses parents ainsi qu’à ses marraines !

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Reportage du portail orthodoxie.com sur l’exposition « Beauté céleste sur terre »

Voici le reportage qui a été réalisé par l’équipe d’Orthodoxie.com le jour de l’inauguration de l’exposition « Beauté celeste sur terre » à l’Institut culturel bulgare à Paris.

Exposition d’icônes orthodoxes contemporaines « Beauté céleste sur terre » from J. Panev on Vimeo.

« Beauté céleste sur terre » : exposition d’icônes orthodoxes contemporaines

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Chers amis,

La Paroisse orthodoxe bulgare de Paris Saint-Patriarche-Euthyme-de-Tarnovo, avec la bénédiction de Son Éminence Monseigneur Antonii, métropolite de l’Europe Occidentale et Centrale, en partenariat avec l’Institut culturel bulgare de Paris et sous le haut patronage de S.E.M. Anguel Tcholakov, ambassadeur de la République de Bulgarie à Paris, organise pour la cinquième année consécutive une exposition d’icônes orthodoxes contemporaines, intitulée « Beauté céleste sur terre ». La beauté d’un Royaume céleste, inauguré par l’Annonciation qui figure sur l’affiche de l’exposition.

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Car c’est par le “Oui” prononcé par la Vierge Marie, devenue Mère de Dieu, que le ciel et la terre, séparés par la désobéissance de l’homme, furent de nouveau réunis. Par son incarnation, le Christ a bouleversé ces frontières, en sanctifiant l’univers dans son ensemble. L’iconographie orthodoxe est un signe visible de cette sanctification, qui quant à elle, est un mystère, aussi énigmatique que réel. Un mystère dans lequel le monde matériel n’est pas voué à l’anéantissement, mais à la transfiguration en Christ, dont les icônes font écho. Un mystère que l’icône tente de présenter en criant silencieusement : Dieu est avec nous, l’Emmanuel est venu dans le monde pour réunir le ciel et la terre, afin qu’ils ne soient plus jamais séparés, afin que les frontières qu’elles tracent deviennent désormais des ponts, que nous sommes invités à emprunter.

L’exposition, qui aura lieu du 4  au 27 mars 2015, sera inaugurée le 4 mars à 18h30 à l’Institut culturel bulgare, 28 rue la Boétie 75008 Paris.

 

Soyez les bienvenus !

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Le célèbre iconographe grec Georges Kordis est à l’honneur cette année. Ses icônes et ses fresques décorent des églises orthodoxes en Grèce, comme au Liban, en Italie, aux États-Unis … Les études de théologie et d’art paléochrétien et byzantin à la Faculté de théologie de Holly Cross à Boston (États-Unis) l’ont conduit à la rédaction et à la soutenance en 1991 d’une thèse de doctorat à l’Université d’Athènes sur la théologie de l’icône dans la doctrine du saint patriarche Photius. De 2003 à 2013, il enseigne l’iconologie dans la Faculté de théologie de cette même Université. Auteur de nombreux ouvrages sur l’iconographie chrétienne traduits en plusieurs langues européennes, le professeur Kordis travaille aussi dans le domaine de l’illustration. En 2009 il crée le groupe international « Ikona », dont la dernière exposition collective a eu lieu en 2014 à Paris dans l’Institut culturel bulgare à l’invitation de la Paroisse orthodoxe bulgare Saint-Patriarche-Euthyme-de-Tarnovo. Le professeur Georges Kordis est régulièrement invité pour donner des conférences dans plusieurs universités dont : l’Université d’Yale aux États-Unis, la Faculté de Beaux-Arts à Cluj-Napoca en Roumanie, la Faculté de théologie de Bucarest, l’Université pédagogique d’Ukraine, la chaire d’Arts religieux auprès de la Faculté de théologie de l’Université de Veliko Tarnovo en Bulgarie.

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Yordan Yordanov participe à l’exposition en tant qu’invité du professeur Kordis. Né en 1988 à Razgrad (Bulgarie), Yordan est diplômé d’un baccalauréat en Arts appliqués, option iconographie, puis obtient une licence en Arts sacrés de la Faculté de théologie orthodoxe de l’Université de Veliko Tarnovo. Lors d’une année scolaire à l’Université d’Athènes, grâce au programme Erasmus, il a l’opportunité de participer aux cours du professeur Georges Kordis et ainsi s’enrichir du style de son maître.

Saint Syméon

Lors du vernissage, vous entendrez l’une des plus originales chorales orthodoxes en France : le chœur principal de la cathédrale orthodoxe serbe de Paris Saint-Siméon. Fondé en 1997 par Divna Ljubojevic, figure emblématique pour le renouveau du chant liturgique orthodoxe, il est composé de quelques chanteuses et chanteurs de différentes nationalités (géorgienne, serbe, bulgare). Depuis 2002 cette formation multinationale, qui se produit régulièrement en France, est dirigée par Nana Peradzé. D’origine géorgienne, elle a longtemps contribué à la renaissance de la vie religieuse dans son pays natal en créant des chœurs dans les monastères et les paroisses. Elle a également réalisé plusieurs films documentaires pour la télévision géorgienne, dont une coproduction helvético-géorgienne sur les icônes géorgiennes en métal repoussé qui fut diffusée par France 2. En 1998, elle vient à Paris pour poursuivre des études de direction chorale au Conservatoire national de Paris. Depuis, son nom devient symbole du chant orthodoxe en France, à la fois fidèle à la tradition ecclésiastique et ouvert à la création, les deux étant indissolublement liés. Le CD « Résurrection » de la chorale Saint-Siméon, récemment sorti aux éditions « Jade » est un magnifique et rare exemple du chant traditionnel qui prend ses racines dans le chant byzantin, tout en développant de magnifiques polyphonies à quatre voix.

Покана

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